Le recrutement à l’international permet aux organisations d’embaucher des talents qui ne sont pas disponibles sur le territoire national. Toutefois, la réussite de cette entreprise nécessite le respect de certaines règles sur le plan juridique, social et administratif. Découvrez ici les règles à connaitre pour les entreprises françaises souhaitant recruter à l’international.
Le respect de la règlementation migratoire
Le respect de la règlementation de l’immigration est l’une des étapes essentielles pour un recrutement à l’international réussi. Les ressortissants de l’Union européenne, de l’espace économique européen et de la Suisse peuvent travailler en France sans aucune autorisation au préalable. Tout ce que vous avez à faire, c’est une simple vérification de la carte d’identité ou du passeport.
Les ressortissants des autres pays ont besoin d’une autorisation de travail que vous devez demander auprès de la DREETS avant l’embauche. De même, ils doivent obtenir ou détenir un visa pour un long séjour adapté à leur profil ou détenir un titre de séjour valide. Le suivi des différentes procédures est déterminant, car le non-respect d’une seule règle peut conduire à des sanctions financières et même des poursuites administratives. Pour des missions ponctuelles, vous pouvez employer des travailleurs détachés, ce qui vous facilitera grandement la tâche.
Un recrutement à l’international réussi dépend aussi des qualifications et des diplômes du candidat. Vous devez vous assurer que le profil correspond effectivement aux exigences du poste. En réalité, certains secteurs comme la santé, l’ingénierie ou le droit demandent une reconnaissance officielle du diplôme.
Il peut être aussi nécessaire de procéder à une équivalence ou à une inscription auprès d’un ordre professionnel. Vous devez donc vous assurer de réaliser toutes ces étapes, surtout si votre entreprise exerce dans l’un de ces secteurs.
L’application du droit de travail français
Recruter un travailleur à l’international ne signifie pas que vous ne devez pas appliquer le droit de travail français. Ces prérogatives s’appliquent dès que la personne travaille sur le territoire français. Vous devez donc lui payer le salaire minimum légal. La durée du travail, les conventions collectives, les congés payés, la sécurité au travail et les conditions de santé doivent être les mêmes que pour un travailleur de nationalité française.
Par ailleurs, il est important d’accompagner le nouvel employé dans son processus d’intégration. Vous devez l’aider pour les démarches administratives. S’il est ressortissant d’un pays dont le français n’est pas la langue officielle, vous devez l’aider à suivre des cours pour mieux s’exprimer. Vous devez également lui faciliter la recherche de logement.
Le respect des règles de non-discrimination
Un travailleur international qui n’est pas de nationalité française a les mêmes droits qu’un salarié français dans l’entreprise. De même, dans le processus de recrutement, vous ne devez pas refuser un candidat compétent en raison de sa nationalité, de son âge, de son origine ou de son sexe. Seules la compétence et l’expérience peuvent impacter votre décision d’embaucher un candidat.
En outre, si le poste ne nécessite pas la présence de l’employé sur le territoire français, vous pouvez passer par des services d’EOR. Ces entreprises agissent comme des employeurs légaux dans plus d’une centaine de pays. Recourir à leurs services vous évite de nombreuses démarches administratives.




